mercredi 30 septembre 2015

Carthagène (Colombie, mercredi 30 septembre)

Nous arrivons en Colombie je ne dirais pas à reculons, mais avec une certaine perplexité étant donné ce que nous savons de la violence de la société colombienne. Et ce d'autant plus que les voyageurs ont été abondamment mis en garde contre les déplacements individuels lors de l'escale : "Au moins prenez un taxi, ne vous déplacez pas à pied !".
Mais nous sommes impressionnés par l'extrordinaire rade de cette ville qui a été pendant plusieurs siècles le point de concentration de l'ensemble des richesses pillées par les Espagnols en Amérique du Sud. De là partaient pour l'Espagne les lourds galions chargés d'or et d'argent.

 
Un des deux forts qui défendaient l'entrée de la rade, par un détroit vraiment... très étroit.

 
                                                           Carthagène ou New-York ?


 
Au départ de l'excursion, nous sommes salués par d'élégantes femmes en vêtements traditionnels



 Bolivar, héros des guerres d'indépendance contre l'Espagne. La dédicace gravée sur le socle indique:
Bolivar Cartageneros si Caracas me dio vida
vosotros me disteis gloria
Salve Cartaginem redentora !

 
L'église consacrée à San Pedro Claver, religieux du XVIIe siècle qui défendit ardemment les noirs contre les horreurs de l'esclavage.
 
Statue et tombeau de San Pedro Claver


Face à l'église, une place typique de ce quartier ancien devenu très touristique.

Dôme de la cathédrale de Carthagène



Dans le musée naval, deux danses traditionnelles très enlevées.

 
Au Musée Naval : galion espagnol

Au Musée naval : corsaire ou pirate (français ou anglais), attiré par les trésors des galions.

Au fond du port, devant les murailles de la vieille ville et la célèbre Porte de l'Horloge , deux Pégases de belle facture

Fin  de l'excursion avec l'énorme forteresse San Felipe, édifiée en 1657


Coucher de soleil sur les buildings de Carthagène

La nuit sur le quai voisin

La nuit sur la ville



mardi 29 septembre 2015

Aruba (Antilles Néerlandaises, mardi 29 septembre)

 A l'Ouest de Grenade, près de la côte du Venezuela, Aruba est une ancienne colonie Hollandaise, aujourd'hui indépendante, mais toujours rattachée à la Hollande (comme Antigua est rattachée à la Grande-Bretagne dans le cadre du Commonwealth).  

 
En mer, nous observons le manège des mouettes, qui suivent le bateau en guettant au  ras de l'eau les poissons volants qui fuient notre vague d'étrave. Dans les Caraïbes ils sont petits (de la taille d'une sardine) et vues de dessus leurs ailes-nageoires les font ressembler à des hirondelles. Ils volent sur quelques dizaines de mètres avant de replonger dans la mer. Sur la photo :
- cercle vert : une mouette en chasse
- cercle rouge : les éclaboussures du plongeon d'une mouette
- cercle jaune : poisson volant (on ne voit à l'oeil nu qu'un éclair blanc depuis les coursives très hautes du Luminosa)
 
Le Luminosa accoste au port de la capitale, Orangestad (croix bleue X), coincé entre le môle et un long  récif qui longe la côte. La marée a presque fini de monter et pour repartir il faudra attendre la prochaine marée haute.


  
Ballade dans la ville, où l'influence hollandaise se reconnaît dans les façades des maisons, les festons ouvragés des pignons et leurs couleurs variées. Les voitures s'arrêtent systématiquement pour laisser passer les piétons (passage clouté ou non) : gentillesse naturelle ou règlement de police local ? Une jolie petite ville, qui semble en plein développement : Aruba vit de plus en plus du tourisme (nord-américain. et vénézuélien) et de la banque offshore, les grandes enseignes de luxe sont déjà installées.

 
Statue de la reine hollandaise Wilhelmine, protectrice d'Aruba.
 
Cette très belle maison est plutôt inspirée par le style des plantations Caraïbes. 

   
Sur plusieurs places, des chevaux bleus, sculptures inspirées de l'histoire de l'île.

  
En route, ou plutôt en bateau vers les poissons !

 
Le sous-marin qui va nous amener à 40 mètres de profondeur.

 
Est-ce que ça ferme bien ?

 
Les poissons qu'on devait voir...

  
Les poissons qu'on a vus ! 
Non, en fait ils étaient bien colorés, comme sur les publicités, et le sable était bien blanc. C'est la faute à l'appareil photo...

  
On a vu aussi deux épaves de petits cargos ainsi que celle d'un voilier, colonisées par toutes sortes de bestioles. Et aussi une raie ondulant sur le sable.

 
Retour vers le port d'Aruba

dimanche 27 septembre 2015

Grenade (Granada en anglais), Indes Occidentales (West Indies)

 
Dans une ancienne plantation de cacaoyers, les immenses bacs dans lesquels séchaient au soleil les fèves de cacao sont encore en place. En cas de pluie, ils étaient mis à l'abri sous le bâtiment, on les faisait glisser sur des rails.
 
Pamela donne des explications détaillées sur les différents fruits cultivés à Grenade...

 
... devant un public attentif

Notre bus est tombé en panne ! Et c'est dimanche matin dans un pays de tradition anglaise : Sunday's closed! Pas un café ouvert. On attend sous un soleil écrasant pendant que passent les Grenadiens allant à l'église avec leurs habits du dimanche, comme il n'y a pas si longtemps en France.

 
Nous remarquons en particulier une jeune fille avec des bas en dentelle et des socquettes blanches.
 
Le spaghetti électrique, une image vue souvent dans les pays moins développés que l'Europe...

 
Grenade est le premier producteur mondial de noix muscades.

 
Beaucoup de maisons récentes, des toits en général neufs, mais aussi des bâtiments à l'abandon, depuis le désastre de l'ouragan Ivan, qui a détruit toutes les productions agricoles pour des années, arraché les toits et entraîné malgré l'aide internationale l'émigration des deux tiers de la population.
 
A l'extrémité Nord de Grenade, une stèle rappelle le suicide collectif des derniers indigènes Carribéens, qui ont préféré se jeter dans le vide du haut de la falaise plutôt que d'être réduits en esclavage par les Français, alors maîtres de l'île avant qu'elle soit abandonnée à l'Angleterre. Certes ces "Caribs" n'étaient pas très fréquentables : guerriers, voleurs, pratiquant le pillage et le rapt, chassant les populations pacifiques présentes avant eux, ils étaient de plus cannibales... Mais quand même !


Repas typique dans une grande plantation aménagée pour le tourisme, avec un orchestre rasta sympathique.

 
Puis visite d'une distillerie toujours en activité : les alambics ne s'arrêtent jamais et la canne à sucre est écrasée sur place avec des machines anglaises du début du XXe siècle. L'énergie motrice est fournie par la rivière qui traverse la propriété.

   
En route vers le centre de l'île, nous traversons les pistes d'un ancien aéroport où se trouvent encore les carcasses d'avions cubains de fabrication russe détruits par les U.S.A. : en 1983, les Marines américains ont débarqué  à Grenade pour chasser un gouvernement trop proche politiquement de Cuba.

 
Dans une petite ville, une belle maison imitant le style des maisons de planteurs du XIXe siècle.

 
Au centre de l'île, devant un petit lac situé dans un paysage magnifique.

 
C'est le moment du retour : le Costa Luminosa nous attend.

 
Adieu à Grenade