Le quai est beaucoup trop court pour nos presque 300 m de long, nous accostons contre une plateforme de 10 m de large, avec à l'avant et à l'arrière des amarres inhabituellement longues. Devant les containers... Elle est où, la gare maritime ? Ben, y'en a pas.
Ici les vitres sont des plaques de plastique orange. Pour les remonter, on tire dessus et on met le côté bas dans une rainure de l'encadrement. Pour les ouvrir, on les tire vers le haut pour les dégager et on les fait descendre... C'est le papa du chauffeur qui a fabriqué ce bus. Et cinq autres... Et tous les bus de l'île sont comme ça !
Comme il n'y a qu'une route et que les autres sont des chemins forestiers étroits, les feuilles de bananier ont tendance à rentrer par les fenêtres...
La déco peut surprendre mais ici l'Eglise est très implantée, toutes les obédiences nord-américaines sont représentées, avec leurs écoles, leurs stades, leurs lieux de réunion, mais pas leurs cimetières.
En effet les habitants de Pago-Pago enterrent leurs morts devant leur porte. Ils croient que les âmes des morts continuent ainsi de protéger la famille.
Selon notre guide, les cimetières sont l'apanage des familles de chefs. Chaque village élit son chef. Il y a aussi une assemblée des villages.
Devant toutes les maisons, et un peu partout dans les villages, les écoles, ces abris protègent au moins du soleil et de la pluie. Ils sont grands ou petits, ont parfois des murets, rarement des cloisons vitrées genre véranda, mais sont obligatoirement présents pour accueillir les éventuels visiteurs, membres de la famille, amis ou étrangers.
La structure familiale reste très forte à Pago-Pago avec 7 enfants en moyenne par foyer. Ils sont au travail très jeunes, personne dans la famille (au sens large) n'est mis à l'écart ; les revenus sont partagés entre tous. Beaucoup de jeunes émigrent aux USA mais envoient de l'argent et reviennent ensuite dans l'île.
Dans un village, nous assistons à la cérémonie de l'ava, rituel d'accueil traditionnel des hommes étrangers par le chef du village. La présence des femmes est interdite, à l'exception de celle de la soeur -non mariée- du chef, qui va jouer un rôle dans la cérémonie. Mais bien sûr il ne s'agit ici que de donner une idée d'une coutume qui durerait plusieurs heures suivant la tradition, donc les touristes femmes sont acceptées.
Ensuite le chef du village, assis à côté de l'invité, prononce un long discours en mélanésien (non traduit et auquel on ne comprend que pouïc). Par rapport au Centre Culturel Polynésien d'Hawaï, il y a de gros progrès à faire dans l'organisation et la scénographie mais c'est peut-être un gage d'authenticité...
La soeur du chef, entourée de deux gardes du corps baraqués type rugbymen des Samoa, entre silencieusement et s'asseoit. Elle tripatouille des herbes dans la bassine qui contient le breuvage miracle (un hallucinogène supposé).
L'assistant puise la potion magique dans une coupe taillée dans une noix de coco et la tend à l'invité. Apparemment c'est buvable puisqu'il finit sa coupe. On invite quelques volontaires à l'imiter, et mêmes certaines dames qui se portent volontaires.
Ensuite la soeur du chef exécute une danse très lente évoquant la cueillette des fleurs et d'autres activités féminines. Pour finir, l'invité a le droit de danser avec elle. On suppose que la tradition lui proposait aussi de l'épouser mais la cérémonie se termine avant...
Ensuite balade entre les cases ou les maisonnettes du village, on boit de l'eau de coco, on goûte les fruits locaux, et Christine photographie une très jolie petite fille.
Nous avons de la chance, maintenant il fait beau.L'excursion repart pour un parcours de la côte, encore très sauvage. Il n'y a que deux hôtels à Pago-Pago et un avion deux fois par semaine vers Hawaï.
Il n'y a pas de guides professionnels à Pago-Pago. Notre charmante guide est étudiante en anglais...
Sol volcanique donc fertile + soleil + mousson => végétation tropicale ! Les bananiers poussent comme du chiendent. Superbe rivage, plages argentées derrière la barrière de corail, îles champignons aux parois verticales, couronnées d'une végétation luxuriante dominée par les cocotiers.
Des images de cartes postales : ici le "flowers-pot rock".
Mais il ne faut pas oublier le revers de la carte postale : ouragans et tsunamis.
Palmiers déchiquetés par les hurricanes successifs.
Panneau indiquant le chemin pour fuir un tsunami. Il y en a partout au bord de mer.
Pour terminer l'excursion, un parcours de golf : on est aux Etats-Unis, quoi !
L'après-midi, ballade à pied dans la toute petite ville. Visite du marché et du musée local.
Un décor moderne à l'extérieur du musée.
Gravure sur bois
Et pour finir, shopping dans les boutiques à touristes. A voir : les bijoux en nacre (certes fabriqués sauf exception aux Philippines, en Rhodésie ou en Corée), ils sont beaucoup, mais alors beaucoup moins chers qu'à Hawaï.

























