Un résumé de l'Inde : le Mumbay International Cruise Terminal (Terminal de Croisière International de Bombay).
Ce qui frappe d'abord : les encombrements de la circulation avec des coups de klaxon permanents. Le bruit est infernal. La pollution aussi. Couleur obligatoire des taxis : jaune et noir. Carburant obligatoire : le GPL.
Les petits métiers sont omni-présents : celui-ci écrase des tiges de canne à sucre avec une machine à rouleaux pour vendre le jus aux passants.
Le grand lavoir de Bombay (Dhobi Gat).
Seuls des hommes peuvent travailler ici. Bien sûr ce sont des Intouchables. Le système des castes a théoriquement été aboli en 1950, mais il perdure dans les campagnes et même, comme on le voit, dans les villes.

On est bien en pleine ville. Pas très loin se trouve Antilya, l'immeuble le plus cher du monde au m². Son propriétaire, pour sa famille de 5 personnes, dispose de 600 domestiques. Il y a 3 héliports sur le toit et en sous-sol assez de place pour garer plus de 100 voitures. C'est l'Inde...
Dès l'arrêt de notre car, les marchands et marchandes de bibelots sont là. Salaire moyen d'un journalier : 7 euros par jour. Pour une femme : 3 euros. Et les enfants qui travaillent, combien ?
Christine va se laisser tenter...
Un autre aspect de Bombay : les traces de la colonisation anglaise. Ici, une toute petite partie de la gare Victoria, par laquelle transitent chaque jour 25 millions de passagers, dans les trains, accrochés aux portes, ou sur les toits...

Dans la cour d'un temple Jaïn.


Les Jaïns sont peu nombreux mais extrêmement puissants en Inde. Parmi eux, la famille Tata, énorme conglomérat industriel et financier, depuis plusieurs générations.
Très restrictifs en matière religieuse, végétariens, les Jaïns ne vénèrent aucun dieu en particulier. Pourtant il y a dans leurs temples des statues, des éléphants. Ils recherchent, disent-ils, la purification de leur âme. Le jaïnisme remonte à plus de 2500 ans, comme le bouddhisme. Et comme rien n'est simple, ils sont divisés en plusieurs courants.
Mais dehors...
En haut d'une colline, un parc relativement bien entretenu, avec une belle vue...
... sur l'énorme pollution qui accable Bombay.
Dans le ciel au dessus du jardin, volent les milans attirés par les tours du silence au sommet desquelles la secte des Parsis dépose ses morts. Héritiers du Zoroastrisme venus de Perse, Les Parsis vénèrent le Feu, donc ils refusent la crémation. Ils vénèrent la Terre, donc ils refusent l'inhumation. Traditionnellement, ils confiaient aux vautours le soin de faire disparaître la chair des cadavres. On ne sait pas ce que deviennent les os... Comme les milans sont moins efficaces que les vautours, les Indiens ont ajouté un système de dessèchement solaire. Les tours ne sont pas visibles du sol.
D'autres tours dans le lointain, dont certaines surprenantes, comme cet immeuble d'habitation coiffé d'un temple de style grec.
Ancienne maison de Gandhi, devenue un musée.
En plus de nombreux objets ou livres liés à la vie de Gandhi, le musée présente une série de dioramas mettant en scène son action politique, utilisant essentiellement des manifestations non-violentes. Ici une de ses premières marches, quand il était avocat en Afrique du Sud (1913).
Revenu en Inde, Gandhi fut condamné par la justice anglaise à 6 ans de prison pour sédition.
En 1947, Ghandi essaie en vain d'empêcher la scission de l'Inde et du Pakistan, peu avant son assassinat par un fanatique hindou.
La suite de l'excursion Costa nous emmène à l'église anglicane Saint-Jean l'Evangéliste, bâtie par l'Angleterre pour honorer ses morts en Afghanistan.
C'était en 1843, et ce n'est pas fini...
Ensuite passage devant la fameuse porte de l'Inde, bâtie (toujours par les Anglais) pour commémorer la venue du roi George V en 1911, dans un style architectural très composite.
Avec deux amis, nous quittons là l'autobus de Costa pour jeter un coup d'oeil au très célèbre hôtel Taj Mahal.
L'hôtel Taj Mahal de Bombay a été construit par le fondateur du groupe Tata.

Un "5 étoiles" très classe

Un "5 étoiles" très classe
On nous autorise très gentiment à monter dans un lounge du 1er étage d'où nous pouvons assister à un défilé et un exercice de sauvetage en mer de la marine indienne. De là nous rentrons à pied au Luminosa qui n'est pas très loin, par des rues bruyantes où tous les véhicules klaxonnent à qui mieux mieux.

Les immeubles sont de style victorien, mais souvent très dégradés. L'Inde semble ignorer la notion de rénovation urbaine.

Beaucoup de monde et beaucoup de bazars à touristes.

Mais partout... survivre
Spectacle "indien" le soir sur le Luminosa. Bof, on vu tellement mieux en Avignon !

























