Soleil haut quand on se lève, mais temps brumeux.
On arrive vers 11 h à l'entrée de la baie de Cochin, où l'on voit des dauphins et les typiques filets de pêche prétendus "chinois".
La baie est parsemée d'îles, mais le port est visiblement industriel et pétrolier...
...même si l'on passe à proximité d'une belle bâtisse.
Départ à 14 h 30 pour une initiation au mode de vie du Kérala. Au bout d'une heure de route pas toujours en bon état, premier arrêt à l'église Saint-Georges, où nous assistons quelques instants à la messe.
Les Indiens sont au sol ou sur des chaises et prient en levant les bras au ciel pour accompagner leurs réponses au prêtre. L'ensemble donne une impression de ferveur sincère.
Les églises catholiques, implantées à l'origine par les colons Portugais, sont étonnamment nombreuses au Kérala. Elles sont en général accompagnées d'une école. Les élèves peuvent être bouddhistes ou hindous, peu importe. Le succès de ces écoles est dû au fait qu'on y enseigne l'anglais, langue de la promotion sociale en Inde.
Le car arrive à une lagune : une barque d'une trentaine de places, poussée avec de longues perches par deux bateliers, va nous emmener dans une île.
Les jacinthes d'eau dérivent dans le calme et le silence à peine coupé de chants d'oiseaux. Miraculeux après le vacarme de la ville !
Le village de Kumbalangi est dédié à la présentation du mode de vie traditionnel des îles du Kerala. Pas d'eau courante, pas de fils électriques, pas d'ordures...
Nous verrons successivement...
le travail d'un potier...
...le tressage des feuilles de palmier...
...la cuisson des moules...
...la fabrication de balais...
...de cigarettes.
Crabes et poissons sont élevés dans des bassins artisanaux de pisciculture, creusés à la bêche dans le sol.
Les femmes battent ces masses de fibres pour former un amas qui sera filé pour fabriquer des cordelettes qui seront ensuite tressées pour former des cordes plus épaisses, elles-mêmes réunies pour aboutir finalement à un cordage assez solide pour servir d'amarre à un bateau.
Dans le ciel, des aigles pêcheurs. Dans les arbres, des perroquets. Sur le chemin, une tortue...
Après quelques photos du coucher du soleil...
...un petit spectacle : quatre danses de mariage interprétées par des jeunes musulmanes.
Un agréable buffet de mets locaux nous est servi au bord de l'eau.
Le retour au car en tuk-tuk nous donne quelques émotions. Partis cinquièmes, nous arrivons premiers, à grands coups de klaxon et de faufilement hasardeux entre les voitures, les motos, les autres tuks-tuks... C'est que notre tuk-tuk doit repartir très vite récupérer d'autres passagers du car.
Après l'inévitable arrêt-shopping, retour au bateau à 21h 30, satisfaits de cette journée dépaysante et originale.