L'histoire de Malacca, en Malaisie, a été marquée par la présence des Portugais (à partir de 1511), des Hollandais (à partir de 1641), puis des Britanniques (à partir de 1834). Ce remplacement d'un colonisateur par un autre ne s'est pas fait sans conflits armés. La Malaisie est indépendante depuis 1957 et la Fédération de Malaisie date de 1963.
Une trace hollandaise en centre-ville : le Stadthuys (1650) fut la résidence du gouverneur hollandais et de ses fonctionnaires.
Un autre bâtiment hollandais, à la couleur caractéristique.
L'église du Christ voisine date de 1753. Aujourd'hui c'est une église anglicane, bien que la Malaisie soit un pays très majoritairement musulman.
Par contre cette colonne a été édifiée par les Britanniques...
...comme le montre la dédicace à la reine Victoria.
Sur les pentes de la coline voisine, la maison du gouverneur, transformée en musée. Le système politique de la Malaisie est assez surprenant : la fédération se compose de 13 Etats dont 12 sultanats héréditaires. Le roi est élu pour 5 ans par les sultans. Dans l'Etat de Malacca, les Britanniques avaient supprimé le sultanat, remplacé par un gouvernorat. Mais le pouvoir politique appartient au parti qui remporte les élections, le roi n'a qu'un rôle de représentation, comme la reine d'Angleterre.
En haut de la colline, les ruines de l'église Saint-Paul, portugaise puis hollandaise. On y trouve des pierres tombales hollandaises, récupérées aux alentours dans le cimetière hollandais. Devant l'église, un phare construit par les Anglais.
A l'ancre au loin, le Luminosa.
En descendant la colline, on arrive au seul vestige des fortifications portugaises : la Porte de Santiago.
Le guide nous fait observer les bas-reliefs symboliques.
A proximité : le palais du sultanat, récemment reconstruit à partir des plans initiaux à la suite d'un incendie.
Dans la plaine se trouve également le Mémorial de l'Indépendance.
En quittant Malacca, nous observons le travail d'une vingtaine de grands dragueurs qui extraient du sable à quelques kilomètres au large pour venir le déverser sur le rivage. Comme à Singapour, mais à une échelle infiniment plus petite, il s'agit de gagner du terrain sur la mer pour accueillir de nouveaux quais industriels.















