lundi 30 novembre 2015

Cochin (Inde) 30 novembre



Aujourd'hui deuxième excursion dans le Kerala, Etat du Sud-Ouest de l'Inde, en partant de Cochin (Kochi).
Le Kerala est pauvre. Longtemps administré par le parti communiste, il n'a guère été aidé par le gouvernement central de l'Inde. Mais, d'après une guide, les inégalités sociales sont moindres ici qu'ailleurs (comprendre : il y a moins de riches ou très riches, ils sont à Bombay ou à New Delhi...)

 
Apparemment une Anglia ou une Fiat des années soixante...

 
Habitat typique du Kerala : une église catholique ou anglicane ou méthodiste ou évangélique ou ce que vous voudrez... avec à côté des habitations misérables.

 
Des vaches dans un champ... qui ressemble à une décharge. Ici les vaches sont moins sacrées qu'ailleurs (parce que les habitants sont moins hindous) : on boit leur lait et on mange leur viande.

 
Un pauvre très pauvre

 
Un pauvre un peu plus jeune et peut-être un peu moins pauvre. Les vendeurs "sur le trottoir" sont très nombreux partout en Inde. Le gouvernement central ne les aime guère  : ils ne paient pas de taxes. Dans les endroits touristiques, des affiches recommandent de n'acheter que dans les boutiques portant l'inscription "GVT approved" (approuvé par le GVT, le Gouvernement).

 
Le gouvernement local du Kérala n'est plus dirigé par les communistes mais leur parti a encore beaucoup d'influence, on voit des faucilles et des marteaux un peu partout.

 
Il n'y a pas que des églises chrétiennes, il y a aussi des camions (de) chrétiens...

 


Les femmes, même pauvres, sont souvent élégantes dans leur sari. Et parfois pieds nus...

Ces femmes et ces jeunes filles sont musulmanes. D'après notre guide, la cohabitation des diverses communautés ne pose pas de problème. Mais d'après ce que j'ai pu lire avant le départ, les populations non hindoues n'ont pas intérêt à trop se manifester publiquement.

 
L'église Saint-Francis (ou San Francesco, ou Saint-François ou...) a abrité pendant quelques années la tombe de Vasco de Gama, premier navigateur dont un bateau a fait le tour du monde. Lui-même est mort ici, sa dépouille a été ensuite transportée au Portugal. Sur cinq navires de sa flotte, un seul a bouclé le périple.

 
Autrefois, des rideaux (ici repliés sur les perches accrochées au plafond) étaient suspendus déroulés à l'extérieur des fenêtres le long de la façade. Un mouvement synchronisé entre les deux côtés permettait d'aérer l'intérieur de l'église.

 
Tombe de Vasco de Gama.

 
La pêche en eau saumâtre avec les filets "chinois" (à balancier), parmi les ordures...

 
... et les jacinthes d'eau dérivantes qui sont une plaie pour les filets même si elles servent de bus aux échassiers, qui pêchent eux aussi.

 
Les poissons sont vendus sur place.

 
Au quartier juif de Cochin. Il y avait cinq synagogues.

 

La synagogue Paradesi

 
Ancienne boutique juive. Les juifs de Cochin ont tous fait leur alya (émigration vers la Terre Promise) lors de la création de l'Etat d'Israël. Il n'y en a plus ici.

 
Sur le Luminosa, au départ de Cochin, un agent de sécurité (avec gilet pare-balles) surveille l'horizon. Nous avons été prévenu de la procédure à suivre sur instruction de la passerelle en cas de danger imminent.